NON À LA RCC – OUI À L’EMPLOI

La responsabilité de l’entreprise, pas le sacrifice des salariés

La direction de Capgemini, a annoncé son intention de supprimer 2 400 postes par le biais d’une rupture conventionnelle collective (RCC).

Ce projet sera présenté aux organisations syndicales le 29 janvier, avec l’ouverture d’une négociation à compter du 5 février avec les seuls syndicats représentatifs.

L’annonce de la suppression de 2 400 emplois met en évidence la responsabilité des actionnaires, qui privilégient la recherche de profits immédiats sans considération pour l’impact social et l’emploi en France.

Par ailleurs, les dirigeants exécutifs, contraints par ces orientations stratégiques, révèlent les limites de leur capacité d’anticipation. La même direction a, depuis plusieurs années, procédées à la délocalisation progressive des activités techniques de l’entreprise, affaiblissant durablement les compétences et les savoir-faire. Ils n’ont pas su se projeter à long terme ni prendre en compte la spécificité hautement technique de nos métiers afin d’adapter et de préparer les effectifs. Au lieu de cela, des choix ont été faits en faveur d’acquisitions représentant plusieurs milliards d’euros, sans vision claire et partagée de l’évolution du marché et des compétences nécessaires à moyen et long terme.

Former, anticiper et adapter les compétences, c’est le rôle d’une direction responsable.

Nous le disons clairement : ce projet doit être abandonné.

Notre communication vise à informer l’ensemble des salariés sur les enjeux réels de ce projet et sur les alternatives possibles.

Une RCC n’est pas une fatalité

La RCC n’est ni une obligation légale, ni une réponse inévitable à la situation économique.

Capgemini :

  • est bénéficiaire,
  • réalise des acquisitions de plusieurs milliards,
  • affiche une stratégie tournée vers la valorisation boursière.
  • Supprimer des emplois n’est pas une nécessité économique.
  • C’est un choix de gestion.

Une stratégie de court terme, au détriment de lavenir

Dans ce contexte, la suppression de 2 400 postes ne peut être présentée comme une mesure de sauvegarde de l’activité.

Il s’agit d’un choix stratégique orienté vers l’optimisation financière à court terme.

Alors que :

  • de nouvelles technologies transforment nos métiers,
  • de nouveaux marchés émergent,
  • les compétences internes existent,

La direction choisit :

❌ la suppression de postes,

❌ la délocalisation progressive des activités techniques,
❌ plutôt que la formation et le développement des compétences,
❌ plutôt que l’adaptation des métiers aux évolutions du marché,
❌ plutôt que le reclassement interne et la sécurisation des parcours professionnels.

Une réforme en 2026 qui fragilise les salariés

Une réforme entrant en vigueur en 2026 va dégrader les droits des demandeurs d’emploi, notamment va :

  • réduire la protection des demandeurs d’emploi,
  • durcir les conditions d’indemnisation,
  • accroître la précarité.
  • Pousser aujourd’hui des salariés vers la sortie,
    c’est les exposer délibérément à un avenir plus incertain.

Un avertissement aux syndicats représentatifs

Les syndicats représentatifs ont une responsabilité historique.

Signer un accord RCC :

  • validerait une logique financière,
  • entérinerait la suppression massive d’emplois,
  • engagerait durablement l’ensemble des salariés.
  • Signer un tel accord, c’est choisir la facilité plutôt que la défense de l’emploi.
  • Les salariés sauront qui a accompagné ce choix.

Notre position est sans ambiguïté

En tant que syndicat non représentatif :

  • nous refusons la logique de la RCC,
  • nous demandons le retrait pur et simple du projet,
  • nous exigeons :
    • des plans de reclassement interne,
    • des programmes de formation ambitieux,
    • une adaptation réelle aux nouvelles technologies et aux nouveaux marchés.
  • C’est le travail normal d’une entreprise qui gagne de l’argent.

Chers collègues : vous avez un pouvoir

Sans volontaires,

  • il n’y a pas de RCC.

Refuser la RCC, ce n’est pas être “contre l’entreprise”, c’est défendre :

  • son emploi,
  • son avenir,
  • et l’avenir collectif.

Nous resterons mobilisés pour :

  • informer,
  • alerter,
  • dénoncer toute pression,
  • interpeller les autorités si nécessaire

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